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Canada - Nouvelles |
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CORRECTION DES RECORDS CANADIENS
MAÎTRES
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INTÉRÊT GRANDISSANT POUR LES CHAMPIONNATS MONDIAUX IMSSC À
CALGARY
Selon la réponse des patineurs intéressés à participer au 16ième
Championnats mondiaux maîtres du 23 au 25 février 2007 à
Calgary, Brett Arnason estime le nombre suivant de patineurs par
province :
Manitoba - 8
Saskatchewan - 7
Alberta - 28
Colombie Britannique - 10
Ontario - 10
Québec - 10
Provinces Maritimes – 10
Ces
championnats sont pour les patineurs canadiens une occasion
unique puisque qu’ils retourneront en Europe pour 2008, soit à
Erfurt en Allemagne. Afin d’aider les organisateurs dans la
planification des championnats, s.v.p. avisez Brett Arnason
(brett@arnasons.ca)
si vous avez l’intention d’y participer avant le 27 mai
2006, soit la date de la prochaine réunion de l’IMSSC en
Hollande.
French translation courtesy of Anika Bédard
Traduction française par Anika Bédard
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RECORDS
CANADIENS ET
NORD-AMÉRICAINS
MAÎTRES
Patinage de
vitesse
canada a
publié
dernièrement
les records
à jour de la
saison
2005-2006.
Félicitations
aux
patineurs
maîtres qui
ont obtenu
ces nouveaux
records:
Agatha Van
Der Starre
(Burnaby)
(Femmes 70+)
Courte
piste
-
Canada
-
1500m:
3:59.18
(Esquimalt
-
Mars
13/06)
Courte
piste
-
Nord-américain
-
500m:
1:18.20
(Kamloops
-
Mars
25/06)
-
777m:
2:05.51
(Kamloops
-
Mars
26/06)
-
1000m:
2:41.67
(Kamloops
-
Mars
24/06)
-
1500m:
4:26.88
(Kamloops
-
Mars
2606)
Judy Van Hyfte (Red Deer) (Femmes 50-59)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Canada
- 1500m: 2:36.42 (Calgary - Janvier 14/06)
Courte piste - Canada
- 1000m: 1:58.02 (Red Deer - Novembre 19/05)
Jan Zurcher (Direct) (Femmes 50-59)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Nord-américain
- 500m: 48.90 (Salt Lake - Janvier 29/06)
- 800m: 1:19.59 (Salt Lake - Janvier 28/06)
- 1000m: 1:42.19 (Salt Lake - Janvier 28/06)
Kaari Cox (GMSA) (Femmes 40-49)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Nord-américain
- 1000m: 1:36.87 (Salt Lake - Janvier 28/06)
- 1500m: 2:29.08 (Salt Lake - Janvier 28/06)
- 3000m: 4:59.32(Salt Lake - Janvier 29/06)
Patricia Tank (Michigan) (Femmes 30-39)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Nord-américain
- 1000m: 1:39.28 (Salt Lake - Janvier 29/06)
- 1500m: 2:36.32 (Salt Lake - Janvier 29/06)
- 3000m: 5:17.19 (Salt Lake - Janvier 28/06)
Peter Blokker (BC) (Hommes 70+)
Courte piste - Nord-américain
- 500m: 1:10.22 (Kamloops - Mars 25/06)
- 777m: 1:47.54 (Kamloops - Mars 26/06)
- 1000m: 2:20.85 (Kamloops - Mars 24/06)
- 1500m: 3:32.91 (Kamloops - Mars 2606)
Gary Link (Vernon) (Hommes 60-69)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Canada
- 3000m: 5:29.97 (Calgary - Janvier 15/06)
Courte piste - Canada
- 1500m: 2:50.75 (Fort St. John - Mars 12/06)
Courte piste - Nord-américain
- 500m: 54.45 (Kamloops - Mars 25/06)
- 777m: 1:26.17 (Kamloops - Mars 26/06)
Bob Irvine (Calgary) (Hommes 50-59)
Longue piste départ de groupe anneau extérieur - Canada
- 500m: 43.74 (Red Deer - Janvier 22/06)
- 1000m: 1:30.74 (Red Deer - Janvier 21/06)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Canada
- 500m: 42.51 (Calgary - Janvier 14/06)
- 1000m: 1:25.63 (Calgary - Janvier 15/06)
- 1500m: 2:08.67 (Calgary - Janvier 14/06)
Brian Johnston (Edmonton) (Hommes 50-59)
Longue piste départ de groupe anneau extérieur - Canada
- 1500m: 2:19.95 (Red Deer - Janvier 21/06)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Canada
- 3000m: 4:39.17 (Calgary - Janvier 15/06)
Boris Leikin (Direct) (Hommes 50-59)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Nord-américain
- 500m: 39.38 (Salt Lake - Janvier 29/06)
- 800m: 1:02.55 (Salt Lake - Janvier 28/06)
- 1000m: 1:20.11 (Salt Lake - Janvier 28/06)
- 1500m: 2:10.75 (Salt Lake - Janvier 29/06)
Al Overend (Calgary) (Hommes 50-59)
Courte piste - Canada
- 500m: 50.40 (Medicine Hat - Mars 4/06)
- 777m: 1:21.04 (Red Deer - Novembre 20/05)
- 1000m: 1:46.92 (Calgary - Février 19/06)
Lynn
Sugden
(Edmonton)
(Hommes
50-59)
Longue
piste
style
olympique
anneau
intérieur
-
Canada
-
1000m:
1:24.18
(Calgary
-
Janvier
8/06)
- 1500m:
2:11.84
(Calgary
-
Janvier
7/06)
- 3000m:
4:44.35
(Calgary
-
Novembre
26/05)
Blaine
Hill
(Alberta)
(Hommes
40-49)
Courte piste - Nord-américain
- 777m: 1:17.97 (Kamloops - Mars 26/06)
Brad
Hudey
(Regina)
(Hommes
40-49)
Longue
piste
style
olympique
anneau
intérieur
-
Canada
-
500m:
40.10
(Calgary
-
Janvier
7/06)
- 1000m:
1:17.48
(Calgary
-
Janvier
6/06)
Drew
Schemmer
(Calgary)
(Hommes
40-49)
Longue piste style olympique anneau intérieur - Canada
-
1500m:
1:57.97
(Calgary
-
Mar
22/06)
Stuart Black (Calgary) (Hommes 30-39)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Canada
- 1500m: 2:08.30 (Calgary - Janvier 14/06)
Andrew Love (N. New York) (Hommes 30-39)
Longue piste départ de groupe anneau intérieur - Nord-américain
- 500m: 37.46 (Salt Lake - Janvier 29/06)
Félicitations également à tous les autres patineurs maîtres qui, cette dernière saison, ont réussi à battre des records personnels, de clubs, provinciaux et ainsi que tout autre record officieux.
French translation courtesy of Anika Bédard
Traduction française par Anika Bédard
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CAMP D’ENTRAÎNEMENT MAÎTRES À L’ANNEAU DE GLACE DE CALGARY –
APPARTEMENT À PARTAGER
Lianne et Gene Franklin du club Kitchener-Waterloo Sertoma
Cobras Speed Skating Club ont envoyé le message suivant:
Nous avons loué un appartement avec 4 chambres à coucher sur
le campus de l’Université de Calgary et il reste une chambre
libre si quelqu’un est intéressé. L’appartement est
disponible durant la semaine du camp d’entraînement maîtres
jusqu’au 15 juillet.
Il y a 4 chambres à coucher, 2 salles-de-bain, cuisine et
salon. Chaque chambre a un lit simple. Le coût est de $43 la
nuit. Nous avons vérifié la disponibilité des hôtels des
environs et il ne reste soit aucune chambre ou le coût est
élevé. De plus, il est agréable d’être qu’à quelques pas de
l’anneau.
Si vous êtes intéressés, s.v.p. contacter :
Lianne & Gene Franklin
519-725-3999
Courriel :
gnl_franklin@sympatico.ca
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CHAMPIONNATS
NORD-AMÉRICAIN DE COURTE PISTE 2006
Les performances des patineurs maîtres ont permis de briser des records
durant cet événement qui a eu lieu du 24 au 26 mars au McArthur Island
Sports Centre à Kamloops en Colombie Britannique.
En plus de se classer premier au cumulatif dans la catégorie Maître 2
(40-49 ans), Blaine Hill d’Edmonton, Alberta a brisé un record
nord-américain au 777m avec un temps de 1 :17.97.
Reg van Drecht de Frédéricton, Nouveau- Brunswick a eu une performance
semblable dans la catégorie Maître 3 (50-59 ans) en obtenant le record de la
Colombie-Britannique au 500m avec un temps de 50.64 secondes.
Dans la catégorie Maître 4 (60-69 ans), Gary Link de la Colombie-Britannique en plus de se classer premier au cumulatif a aussi
obtenu le record nord-américain au 777m avec 1 :26.17.
Peter Blokker, aussi de la Colombie-Britannique, s’est emparé de la
première place au cumulatif masculin chez les Maître 5 (70-79 ans) et a
établi de nouveaux records dans 3 des 4 distances courues – 500m (1:10.22),
777m (1:47.54) et 1000m (2:20.85).
Chez les femmes dans la catégorie Maître 5, Agatha Van Der Starre de la Colombie Britannique s’est classée aussi première obtenant 3 records sur les
4 distances parcourues - 500m (1:18.20), 777m (2:05.51) et 1000m (2:41.67).
Tous les résultats sont disponibles en ligne à
http://kamloopslongblades.com/page11.htm
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CAMP D’ENTRAÎNEMENT MAÎTRES À L’ANNEAU DE GLACE DE CALGARY
Ce camp est une occasion unique pour les maîtres de tout âge et de
différentes habiletés de parfaire leur technique en patinage longue
piste dans un cadre inspirant qu’est l’anneau de Calgary, « le plus
rapide au monde ».
L’an dernier, ce camp avait à l’horaire deux séances de glace par
jour, chacune étant précédée d’exercices de réchauffement hors glace
à l’intérieur et à l’extérieur. Chaque midi, il y avait aussi une
conférence sur différents sujets comme l’équipement, la nutrition,
la préparation mentale et l’encadrement.
Le ratio entraîneur/ patineurs l’été dernier était d’environ 1 :13,
ce qui a permis un excellent suivi par les 3 entraîneurs
Neal,
Marcin et Andrea. Deux patineurs de l’équipe olympique, Kevin
(Overland) Crockett et Denny Morrison, ont aussi participé au camp
comme entraîneurs invités.
Les
entraînements sur glace touchaient principalement la technique avec
quelques entraînements par intervalles ainsi que beaucoup de temps
alloué à patiner librement et à pratiquer la technique fraîchement
apprise.
Il y
avait une belle ambiance amicale parmi tous les participants
provenant de différentes régions du Canada et des États-Unis.
Durant
les périodes de réchauffement ou de « cool down », il y avait la
possibilité de voir à l’oeuvre les équipes nationales de différents
pays s’entraînant sur l’anneau. Plusieurs patineurs maîtres ont
aussi eu la chance de revenir avec des autographes de patineurs de
l’équipe olympique comme Catriona Lemay-Doan, Cindy Klassen et
Jeremy Wotherspoon.
Cet été
le camp aura lieu du 10 au 15 juillet 2006. Toutes les informations
sont disponibles en ligne
à
http://www.oval.ucalgary.ca/Camps/Camps2006/masters_ss.pdf
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CAMP
D’ENTRAÎNEMENT MAITRES D’ELLIS EDGE
Ce camp
de courte piste de 4 jours est organisé par Sue Ellis et aura lieu
du 21 au 24 août 2006
sur la
glace olympique A.J. Leblanc à Dieppe, Nouveau-Brunswick.
En plus
de 12 heures d’entraînement sur glace et 16 heures d’encadrement
technique hors glace
incluant
des évaluations vidéo, le dîner, souper, gîte à l’Université de
Moncton et différents
événements sociaux seront aussi offerts.
Pour
plus d’informations, consulter le site web :
http://www.ellisedge.com/
RÉSULTATS DES MAÎTRES DE COLOMBIE-BRITANNIQUE
Ce
compte-rendu a été envoyé par Mike Hagen du Club de patinage de
vitesse de Burnaby Haida. Quatorze maîtres font partie de ce club,
formant probablement le plus grand groupe de patineurs maîtres de la
province.
Durant
les championnats courte piste de Colombie-Britannique qui ont eu
lieu le 11 et 12 mars 2006 à Fort St. John, 9 patineurs maîtres y
ont participé et plusieurs records provinciaux ont été brisés. Rick
Lee de Fort St. John a battu le record du 500m dans la catégorie
Maître 2 (40-49 ans) avec un temps de 51.20sec. Gary Link de Vernon
a aussi obtenu plusieurs record s dans la catégorie Maître 4 (60-69
ans) avec un temps de 54.37sec au 500m, 1:25.07min au 777m et
1:52.40min au 1000m. Curieusement ces nouveaux records sont plus
lents que les temps de Gary à Medicine Hat en 2005 - 500m (52.81),
777m (1:23.93) et 1000m (1:48.28).
Tous les résultats sont disponibles en ligne à
http://home.cogeco.ca/~mss/BCST%202006%20Masters.xls
Mike mentionne également que lors des championnats longue piste en
Colombie-Britannique, Ross Knudson du Club de patinage de vitesse de
Mackenzie a obtenu le record du 1000m en départ de groupe sur longue
piste dans la catégorie Maître 3 (50-59 ans) avec un temps de
1:34.88min. Cet exploit a été réussi grâce à l’aide des autres
patineurs de la catégorie Maître 2 (40-49 ans)
Rick Lee (1:32.56), Trevor Nelson (1:32.86) et Lyle Dickenson
de Prince George (1:33.39). Ross a également obtenu le record du
500m.
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CALGARY
OLYMPIC FINALE 2006 - LE COMPTE- RENDU D'ALAIN MEILLEUR
Plus de 300 patineurs
provenant de plus de 10 pays différents ont particip à cet événement à
Calgary du 21 au 25 mars. Alain Meilleur de Montréal y a participé et il
nous raconte son expérience.
Première soirée à Calgary par une journée humide et nuageuse,
l'attente de patiner semble s'éterniser mais finalement je me dirige
vers l'anneau pour patiner à 18h30. Un peu de stress, un peu d'anxiété,
bref j'arrive à l'anneau et WOW quel spectacle. Environ 150 patineurs de
plusieurs pays différents qui défilent sur la glace (beaucoup de
juniors), je suis très impressionné. Je regarde passionnément le tout et
lentement je me dirige au centre de l'anneau par le tunnel. J'embarque
finalement sur cette fameuse glace «The fastest ice on earth» et dès les
premiers coups de patin, ouf avec les vortex de vent créés par les
autres patineurs, tout glisse à merveille. Une pointe de vitesse et tout
glisse comme si les patins collaient à la glace mais en fait ce sont les
lames qui mordent très facilement, donc dès le départ une grande
sensation de confiance. Toutefois, l'air sec et peut-être l'altitude me
rappelaient à l'ordre. Je file un petit bonheur et tout en se baladant
dans le corridor de réchauffement, on pouvait se faire frôler par
quelques malades faisant des tours dans les 30 secondes. Après une bonne
heure de pur plaisir, il était temps de se faire sortir par les 2
zambonis, ce qui fût fait.
Le lendemain, un après-midi complet à
regarder la dernière épreuve de coupe du monde. Une autre étape de petit
plaisir. Que dire des courses, de l'atmosphère induite par la foule où
tous les billets étaient vendus. On y trouvait des néerlandais, des
norvégiens en grande quantité en plus des «locals». Cindy a été superbe
mais ma préférée a été Martina Sablikhova une tchèque, qui a terminé
deuxième au 5000m. Pourquoi? Tout simplement parce qu'elle arrivait à
faire que 6 pas dans les droits puis 12 à 14 pas dans les courbes.
Superbe.
Arrive le lundi où je me suis entraîné le matin puis en
après-midi cette fois-ci avec Martine Charbonneau. Très excité encore,
je ne pouvais m'empêcher de quitter la glace, résultat : en me couchant
mon pouls de 60 battements/seconde, était à 85 et encore à 80 le
lendemain matin pour le début des courses, un 500m. Sans contredit la
course, comme tous les autres 500m, me stresse un peu. Je me prépare, je
me réchauffe, je prends le départ et ... je patine comme une moppe
empaillée. Bref, au bout de 250m, je repends le dessus et je finis un
peu plus en force pour 45,90 secondes. Pas si mal, mon meilleur temps
étant 48,35, mais ma course pouvait se classer facilement dans un musée
des horreurs.
Après cette première épreuve et un
peu de repos, je me prépare en après-midi pour un 3000m. Plus relax et
plus confiant, je me concentre sur l'aspect technique et je vise un
temps de 4'50 à 4'55 alors que mon meilleur se pointe à 5'15. Je prends
le départ, un peu lent, tout va bien, je pousse sans trop de fatigue. À
la ligne d'arrivée, je fixe furtivement le chrono et je vois un 4'40
mais comme nous étions en quartet, j'en conclue que ce temps ne
s'adresse pas à moi... Pourtant, c'était bien le bon à mon grand
étonnement ! Est-ce croyable? Et oui, rien d'extraordinaire mais très
gratifiant.
Le lendemain, un petit 1500m, ma distance fétiche. Je pars
confiant en me fiant sur le 3000m de la veille. Bon départ, bon virage
tout va bien et cette fois je vois bien le 2'12 apparaître alors que mon
record personnel s'accrochait depuis longtemps à 2'29. Le soir, je me
mets à réfléchir. Que voulez-vous, ce sont des choses qui doivent
arriver quelques fois dans une vie... Je pense au 5000m et comme j'aime
calculer alors je calcule. Mon objectif avant d'arriver à Calgary était
de faire en bas de 9 minutes entre 8'30 et 8'40. Je constate que des
tours un peu plus lents au 5000m en se basant sur le 3000m pourrait me
permettre de faire en bas de 8 minutes. Dans ma tête, j'ai commencé à y
croire. Pour y croire encore un peu plus, j'ai décidé pour la première
fois de ma vie de polir doucement mes lames et même le côté des lames.
Le matin, j'ai demandé à Martine d'afficher les temps au tour à l'aide
des blocs typiques des entraîneurs. Le départ est lancé ... je pars
rapidement, consciemment, je ralentis un tout petit peu afin de bien
maintenir mon rythme. Martine affiche les temps, tout va bien. Elle
m'affiche un 38 secondes, cette fois je me donne un coup de pied au cul.
Je refuse d'avoir des tours supérieurs à 38 secondes et ça marche. À
deux tours de la fin, l'affaire était dans le sac, j'en étais certain
car je ne sentais que très peu de fatigue. Temps final 7'52,71, wow j'ai
pulvérisé mon ancien record de 71 secondes. À la fin de la course, j'ai
réussi à partager mon bonheur avec Gaston qui était sur la piste puis
avec Martine.
Le message que je vous lance quand on
patine à Calgary, il est très simple : crois en toi et la glace
t'aidera.
Prochain rendez-vous peut-être en
octobre et bien entendu à la fin février pour le championnat du monde.
Je salue en même temps mes amis néerlandais dont certains avaient entre
30 et 40 d'expérience en patin dont le grand champion Victor van Den
Hoff. Les voir patiner me donne des balises à atteindre pour le mondial.
Finalement, un mot doux pour la plus grande sprinteuse canadienne
Catriona Lemay-Doan. Présente presque tous les jours, très accessible et
d'un charme incontournable, elle m'a expliqué ses secrets pour un bon
500m et en français... alors tenez-vous bien pour l'an prochain.
- Alain Goode Meilleur
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CHAMPIONNAT ONTARIEN DES MAÎTRES DE COURTE DE PISTE 2006
Les
résultats de ces championnats qui ont eu lieu les 25 et 26 mars derniers
sont maintenant
affichés sur le site web du club hôte Gloucester Concorde. 26 patineurs
de plusieurs catégories d’âge, dont 16 hommes et 10 femmes, ont pris
part à cet événement. Tous les patineurs ont patiné par vague jusqu’aux
finales dans les courses de 500m, 777m et 1000m ainsi qu’u n 1500m en
groupe masculin et féminin.
Cameron
Boyd de London a très bien performé dans la catégorie Maître 2 (40-49
ans) en terminant premier dans 3 des 4 distances.
Dans la
catégorie Maître 3 (50-59 ans), Ken Wetzel de Gloucester a terminé au
premier rang et a brisé les records provinciaux dans les 4 distances. Au
deuxième rang, Doug Dunn de Niagara-on-the-Lake a aussi abaissé son
propre record provincial dans les courses du 777m et 1000m.
John
Ambrose de Brockville s’est classé au premier rang dans les Maître 4
(60-69 ans).
Chez les
femmes Maître 1 (30-39 ans), Alicia Weiss d’Ottawa a terminé première,
gagnant 3 des 4 épreuves dans sa catégorie.
Josee
Bertrand de Gloucester fut la plus rapide chez les femmes Maître 2
(40-49) dans les 500m et 777m, terminant au premier rang.
Dans la
catégorie Maître 3 (50-59 ans), Sheila McGinn d’Ottawa a terminé au
premier rang et a aussi brisé tous les records provinciaux pour chacune
des distances.
Tous les
résultats sont disponibles en ligne à
http://www.gloucesterconcordes.ca/Gloucester%20Concordes-Eng/GloucesterMar25-26_RegionalStreamChampionships.pdf
French translation courtesy of Anika
Bedard
Traduction française par Anika Bédard
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16IèME CHAMPIONATS MONDIAUX
MAITRES DE PATINAGE DE VITESSE CALGARY 2007
Le comité international maître de patinage de vitesse (IMSSC) a
annoncé que les prochains championnats mondiaux auront lieu à l’anneau
de glace de Calgary du 23 au 25 février 2007. Jusqu’à 300 compétiteurs
seront acceptés pour l'ensemble des catégories d'âge pour les maîtres
féminins et masculins. Ces catégories d'âge sont définies par tranches
de 5 ans à partir de 30 ans. Tenus depuis plusieurs années, ces
championnats de type « allround » attirent des patineurs provenant de 14
pays différents et dont l'âge atteint même 85 ans.
Les inscriptions auront lieu durant l’automne et ce jusqu’à une date
limite prévue pour le début décembre 2006. Un total de 91 places seront
réservées pour les patineurs canadiens jusqu’à la date limite et par la
suite les places restantes seront offertes aux autres pays.
La fin de semaine dernière, j’ai été voir les Championnats mondiaux «
allround » à Calgary. Durant ces deux jours, 3 records mondiaux, 22
records nationaux et 81 records personnels ont été battus, confirmant
encore une fois que l’anneau de glace à Calgary est l’un des plus
rapides au monde. Durant les prochains championnats IMSSC, les
patineurs maîtres auront cette même chance de battre aussi leur record
personnel.
Les informations complètes seront disponibles en octobre 2006 à http:/www.imssc.org/
et à http:/www.imssg.org/.
Ces championnats à Calgary sont pour les patineurs canadiens et
américains une occasion unique puisque qu’ils retourneront en Europe
pour 2008, soit à Erfurt en Allemagne. Afin d’aider les organisateurs
dans la planification des championnats, s.v.p. avisez Brett Arnason
(brett@arnasons.ca)
si vous avez l’intention d’y participer avant le 27 mai 2006,
soit la date de la prochaine réunion de l’IMSSC en Hollande.
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COMPÉTITIONS INTERNATIONALES MAÎTRES DE MILWAUKEE 2007
Cet événement a été annoncé sur le site internet de
International Masters Speed Skating Group (IMSSG) et aurait lieu le 17
et 18 février 2007, soit la fin de semaine précédant les 16ièmes
championnats mondiaux à Calgary, permettant ainsi aux patineurs
internationaux de participer aux deux plus grandes compétitions maîtres
sur le continent nord-américains en 2007.
Ces compétitions intenses et amicales ont lieu sur un
excellent anneau intérieur de 400m et attireront certainement des
patineurs maîtres de tous niveaux. Voici une photo des patineurs ayant
participé à l’événement l’an dernier, gracieuseté de Zen and the Art of
Speed Skating.

Pour plus de details consulter
http://www.imssg.org/05LNIG%20051204%20Latest%20News%20IMSSG%2005-46.htm
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CALENDRIER DES COMPÉTITIONS INTERNATIONALES MAÎTRES 2006-2007
Le calendrier préliminaire de la saison 2006-2007 a été affiché
sur le site web du comité international maître de patinage de vitesse (IMSSC) :
http://www.imssg.org/06INCA_2ProvIntCalendar06-07_06-46.pdf
Pour les patineurs nord-américains désirant planifier des
vacances hivernales en Europe, la participation à ces événements constitueront
sans doute des souvenirs mémorables de patinage de vitesse.
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LES PATINEURS MAÎTRES DE CALGARY SE PRÉPARENT POUR LES 16IÈME
CHAMPIONNATS MONDIAUX
Tawnya Yard, entraîneure chef de l’Association de patinage de
vitesse de Calgary (CSSA) a annoncé que le CSSA planifie d’avoir un groupe
important de patineurs de l’Alberta pour les prochains championnats mondiaux des
maîtres à Calgary en 2007. L’entraînement débutera le 1er mai avec
des entraînements hors-glace et le CSSA espère attirer plusieurs groupes pour
cet événement. Le CSSA planifie également des camps pour les maîtres à l’automne,
qui incluront des compétitions les samedis matins, ainsi que de l’entraînement
et de l’encadrement supplémentaire.
Pour plus d’informations, contacter contact Tawnya à
tmyard@ucalgary.ca ou
Calgary Speed Skating Association
Olympic Oval
2500 University Drive NW
Calgary, AB. T2N 1N4
Tel. 403-220-4417
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CLUB DE
PATINAGE DE VITESSE DE CAP-ROUGE NEWS
The following report was received from Anika Bedard of Quebec City on
February 16, 2006:
Bonjour à tous!
Premièrement, j'aimerais féliciter Maurice Gagné qui
a est entré au Temple de la renommée olympique pour son implication
dans le patinage de vitesse. BRAVO MAURICE!
" ... un athlète, en cyclisme et en
patinage de vitesse, mais c'est surtout dans le rôle de bâtisseur
qu'il s'est démarqué en étant à l'origine de la Fédération de
patinage de vitesse et en jouant un rôle prépondérant dans
l'acceptation du patinage de vitesse courte piste au niveau
international" -Le Soleil 16 février 2006.
Restons dans la même famille, Pierre Gagné fera son
défi de 100km sur la piste de la Pointe-aux-Lièvres samedi le 18
février. Allez l'encourager en faisant des tours avec lui!
Je vous rappelle que la date limite pour s'inscrire
aux championnats canadiens est le 21 février. J'attends toujours des
réponses de FPVQ ou PVC afin de savoir quelles distances feront
partie de ces championnats et si les maîtres pourront former des
équipes de poursuite. Je vous suggère d'attendre encore un peu avant
d'envoyer votre inscription. N'oubliez pas, le club encourage la
participation aux compétitions et défrayera en partie ou en totalité
les frais d'inscription. Afin de budgét er, envoyez-moi un courriel
pour me dire que vous vous inscrivez. Merci
Samedi dernier a eu lieu une compétition régionale,
je vous transmets quelques photos de l'événement. Nous avons eu de
belles performances de patineurs qui ont fait un retour à la
compétition: Réal Rompré, Pierre Sasseville, Anne de Billy et Anika
Bédard. Réal se prépare d'ailleurs à participer à la compétition
finale à Calgary à la fin mars où il espère battre ses meilleurs
temps! André Langlois et Gaston Roy se sont très bien défendus et
malheureusement Maurice Gagné a dû abandonner à cause d'une blessure
à l'aine.
Bonne journée,
Anika
|
CALGARY OLYMPIC OVAL FINALE 2006
– COMPTE-RENDU DE MICKEY KUPCHYK
Plus de 300 patineurs
provenant de plus de 10 pays ont pris part à
cet événement à Calgary du 21 au 25 mars.
Mickey Kupchyk du club de patinage de
vitesse de Régina en Saskatchewan fut parmi
les patineurs maîtres participant et il nous
fait part de son histoire incroyable et
amusante.
Félicitations à Mickey qui a réussi un
nouveau record canadien chez les hommes
Maître 3 (50-59 ans) pour le 1500m en style
olympique avec un temps de 2 :12,86.
Tous
les résultats sont disponibles en ligne à
http://www.oval.ucalgary.ca/Long_Track.asp
Jour 1 L’entraînement
Je suis
arrivé à Calgary lundi le 20
mars pour participer à l’ING
Olympic Finale 2006. Durant
toute la fin de semaine, plus de
300 patineurs provenant de 10
pays différents participeront à
cet événement. De l’aéroport, je
me rends rapidement à l’anneau
de glace qui est situé sur le
campus de l’Université de
Calgary. En entrant dans le hall
d’entrée de l’anneau, je ne me
sens aucunement intimidé puisque
j’avais patiné quatre semaines
auparavant sur une glace
intérieure à Milwaukee. Cette
assurance est disparue bien
rapidement.
Les patineurs
des équipes olympiques
canadienne, américaine, chinoise
et japonaise sont sur la glace
pour un entraînement. Des noms
comme Dankers, Klassen,
Wotherspoon, Morrison, Groves,
et Remple patinent en train. Je
m’assois durant une heure dans
les gradins, hypnotisé par ces
athlètes d’élite. Jusqu'à ce
vous le voyiez en personne, vous
ne pouvez vous imaginer la
vitesse de ces patineurs.
Qu’est-ce je fais ici ?
À 18:00,
je suis de retour pour une
pratique avec le Groupe C. Les
patineurs de l’équipe olympique
font parties du groupe A, les
patineurs de l’équipe de
développement dans le groupe B
et le groupe C regroupe tous les
autres patineurs. Je me trouve
une place pour m’asseoir près de
quelques patineurs maîtres ; mon
slogan est la sécurité par le
groupe. La glace est
d’une couleur laiteuse et
ressemble presque à du
plastique. Plus tard, on m’a
expliqué qu’on ajoutait quelque
chose à l’eau, qui fait remonter
l’oxygène à la surface ce qui
rend la glace plus rapide. En
tout cas, cette façon de faire
fonctionne car la glace est très
rapide.
Deux
heures plus tard, je retourne
sur les bancs et je rencontre
Cor Zwaal, un néerlandais de 60
ans. Il patinera vendredi et
samedi (500m et 1000m), et sera
aussi l’entraîneur durant le
reste de la semaine. Il me
demande d’où je viens et avec
qui je suis venu. Quand je lui
dis que je viens de Régina et
que je suis venu seul, il
s’offre d’être mon entraîneur
pour la semaine. Super,
quelqu’un pour me donner mes
temps au tour !
Pour
l’entraîneur de l’équipe
nationale néerlandaise,
entraîner voulait dire bien plus
que de crier les temps de mes
tours !
Jour 2- L’entraîneur
7:00 je me rends à
l’anneau pour un
entraînement. A tout
moment, il y au
moins 75 patineurs
sur la glace. Les
« skins suits » de
Team Canada et Team
USA brillent au
passage des
patineurs. OK,
maintenant, je
commence vraiment à
être nerveux et ce
n’est qu’un
entraînement. C’est
comme pour nager, à
un point on doit se
jeter à l’eau.
J’embarque sur la
glace avec mon habit
noir et vert de
Régina et je
commence à prendre
de la vitesse dans
le couloir de
réchauffement. Je me
glisse derrière une
femme de la Chine
qui patine à un
rythme confortable.
Regarde Maman, je
patine.
Soudainement, elle
accélère et passe de
20 à 45 à km/h en 10
coups de patin.
C’est une bonne
chose qu’il n’y ait
pas de mouche à
l’anneau car je les
auraient toutes
avalées tant j’étais
étonné.
C’est le temps pour
moi d’essayer
quelques
accélérations. Juste
au moment où
j’atteins une grande
vitesse, Arne
Dankers me dépasse
par la droite à une
telle vitesse que
j’ai l’impression de
ne plus avancer. Le
peu de confiance que
j’avais a maintenant
complètement disparu
avec le courant
d’air laissé par
lui.
Assis sur le banc,
je me demandais si
je pourrais attraper
le prochain vol de
10:00 de WestJet
pour Régina lorsque
Cor arrive et dit :
« Alors, tu es bien
réchauffé et prêt à
commencer ? ».- « Oh
je suis certainement
prêt mais plutôt à
rentrer à la
maison ». « Tout ira
bien » me répond-il
pour me rassurer et
continue « fais ton
possible et
amuse-toi ». Combien
de fois ai-je dit la
même chose à mes
enfants ?
Cette semaine, je
ferai les distances
du programme court
masculin
« allround » ARS
(500m, 1500, 3000 et
5000) et ce matin
débute avec le 500m.
Heureusement j’ai
été pairé avec un
autre patineur
maître de Québec
Gaston Roy. Lorsque
le départ est lancé,
je fais mon habituel
départ médiocre et
accélère jusqu’au
bout du premier
droit. Au moment où
je sors du premier
virage, j’aperçois
Cor sur la glace au
milieu de mon
corridor comme on
voit aux olympiques.
Il balance ses bras
frénétiquement d’un
côté à l’autre et
crie : « bouge tes
bras, pousse,
pousse, POUSSE ! »
Je n’en reviens pas
et j’essaie de faire
mon possible.
Pendant le tour de
"warm down", Cor
vient me rejoindre
et dit: "Ton départ
n’était pas bon
ainsi que ton
premier virage mais
tu as repris de la
vitesse après et
fini fort. Un bon
temps, ton meilleur
temps par une
seconde et demi. Je
n’ai pas su comment
lui dire mais il m’a
totalement effrayé,
alors je n’ai rien
dit. « J’ai aussi
remarqué que tu as
beaucoup joué au
hockey, nous devrons
travailler les
départs. Tu perds
trop d’énergie et tu
perds de la
vitesse ». Combien
de fois Doug et Dave
m’ont dit la même
chose durant une
pratique. Les
vieilles habitudes
sont difficiles à
changer.
Cor interpelle un
des patineurs de
l’équipe
néerlandaise et dit
quelque chose en
néerlandais.
« Dennie va te
montrer comment le
faire. Tu vois, 6 à
8 petits pas rapides
et par la suite on
allonge avec force
sur les côtés.
Facile ». J’imagine,
si j’avais commencé
à patiner lorsque
j’avais des couches
comme Dennie ça
serait alors plus
facile.
La prochaine
course n’est que
dans trois heures,
il est temps pour
une pause
salle-de-bain.
Lorsque j’approche
la salle-de-bain la
plus proche, je
m’aperçois qu’elle a
été magiquement
transformée en salle
de contrôle
anti-dopage. Nous ne
sommes
définitivement plus
au Kansas.
Tous les
athlètes
sont
continuellement
actifs:étirements,
course,
vélo et
sauts.
J’observe
deux
patineurs
roumains
effectuant
des
sauts
statiques
une
marche à
la fois
du bas
au haut
des
gradins.
Ensuite,
ils
refont
tout
cela
mais
deux
marches
à la
fois.
Maintenant,
ce n’est
pas
croyable,
ils le
refont
mais
cette
fois
trois
marches
à la
fois !
Ça a
l’air
que je
serai le
seul à
boire du
Pepsi
dans le
coin.
Cor me
retrouve
et me
dit de
me
préparer
pour le
3000m.
Il me
demande
comment
je
patine
cette
distance
normalement.
Je lui
réponds
que
puisque
c’est
une plus
longue
course,
je
préfère
commencer
lentement,
faire de
bons
virages
et
travailler
les
droits.
« Non,
non,
non,
c’est
pas la
bonne
façon.
Je veux
que tu
partes
vite,
pousses
fort et
accélères
dans le
premier
virage.
Continue
à
prendre
de la
vitesse
dans le
droit et
travaille
fort
dans le
second
virage.
Ensuite,
je veux
que tu
relaxes
et
glisses
dans le
droit
suivant.
Ensuite,
travaille
tous les
virages
et ne
perd pas
de la
vitesse.
Patine
détendu
et
glisse
dans les
droits.
Quel
temps
fais-tu ? »
Je lui
explique
que j’ai
fait
4:51 à
Milwaukee
lors
d’un
départ
de
groupe.
« Ça
veut
dire
37,5 à
38
secondes
au
tour ».
Il
connaissait
par cœur
les
temps
nécessaires.
Pour le
3000m,
nous
faisons
des
départs
en
quartette,
c’est-à-dire
deux
patineurs
partent
ensemble
et
lorsqu’ils
ont déjà
patiné
un demi
tour, la
deuxième
paire
prend le
départ.
Cette
façon de
faire
permet
de
gagner
du
temps.
Pour
cette
course,
je suis
pairé
avec
Coen
VanBeek
des
Pays-Bas.
Il est
dans la
trentaine
et n’a
pas une
once de
graisse
sur lui.
Envoyez–le
en
Saskatchewan
et on va
mettre
un peu
de gras
sur lui.
Mon
départ
est
mieux
réussi
que pour
le 500m.
Lorsque
je
patine
sur le
droit
après un
tour
complet,
Cor
tient un
panneau
montrant
3.3 et
crie : « bien,
continue
comme
cela ».
En le
dépassant,
je
réalise
que j’ai
fait
33.3
secondes
au tour
et je
n’avais
jamais
fait un
tour à
33. Le
tour
suivant:
34.2.
« Bien,
relaxe
dans les
droits ».
Trois
tours
plus
tard,
mes
temps
ont un
peu
augmenté
mais je
maintiens
le 38
sec.
Avec
seulement
un tour
et demi
à faire,
le
désastre
arrive.
Mes
verres
de
contact
s’assèchent.
A la fin
du
droit,
mes deux
verres
de
contact
s’envolent
de mes
yeux.
Arrêter
pour les
chercher
ne
semblait
pas une
option,
j’ai
donc
continué
aveugle
comme
une
taupe. À
mi-chemin
dans le
virage,
je
patine
sur un
bloc et
je
commence
à
glisser.
C’est
incroyable
le
nombre
de
choses
qui nous
traversent
l’esprit
lorsqu’on
glisse à
reculons
sur le
derrière
à
travers
deux
corridors
sachant
que
l’inévitable
collision
avec les
matelas
arrive.
Comme
par
exemple,
pourquoi
est-il
si
difficile
d’enlever
le
scellant
argent
d’une
nouvelle
bouteille
de
ketchup
ou
pourquoi
n’ont-ils
pas
choisi
des
joueurs
plus
jeunes
pour
l’équipe
de
hockey
olympique ?
À la fin
de la
course,
Coen
Vanbeek,
vient me
voir et
me
demande
si
j’allais
bien et
dit
ensuite:
« Je
voulais
te
remercier ».
Je lui
demande
pourquoi
et il me
répond :
« Tu es
parti si
vite que
j’ai
essayé
de te
suivre
le plus
longtemps
possible.
A la
fin,
j’ai
réussi
mon
meilleurs
temps en
retranchant
20
secondes »,
dit-il
ravi.
Cor a
bien rit
lorsque
je lui
expliqué
ce qui
était
arrivé.
« C’était
une
excellente
course
jusqu’à
ce que
tu
tombes,
tu
aurais
fait
4:28 ».
Mon
Dieu,
j’aurais
battu le
record
canadien
Maître 3
par 30
secondes !
J’avais
maintenant
très
hâte à
demain.
Jour 3 - Le record
L’entraînement semble différent aujourd’hui. Pourquoi les autres patineurs semblent-ils patiner plus lentement que hier ? Étrange.Lorsque j’étais assis au banc à essuyer mes lames après l’entraînement, un homme distingué dans la soixantaine marche vers moi et dit : « Je patinais derrière toi dans le 3000m hier et tu as dû te lever rapidement après ta chute ». Je lui ai répondu que c’était dommage que je ne me sois relevé plus vite car j’aurais battu le record Maître 3. « Je l’ai remarqué lorsque j’ai vu ton temps » m’a-t-il répondu très sérieusement.
« Nous allons être pairé ensemble pour la course du 1500m ». Je lui ai répondu que j’avais hâte car j’avais une chance de battre le record. J’ai ensuite pris dans mon sac une feuille des records canadiens pour la lui montrer. En pointant le nom de Ronald Johnston, je lui dis de regarder comme il est incroyable car il possède la plupart des records depuis 10 ans. Premièrement, il obtient tous les records dans la catégorie Maître 3 et lorsqu’il tombe dans la catégorie Maître 4 à 60 ans il obtient aussi de nouveaux les records avec des temps encore inférieurs aux précédents records. Il me sourit et se présente : « Je m’appelle Ron Johnston ».
À ce moment, tout a semblé s’arrêter. Tout est devenu calme. Tout le monde à l’anneau s’est retourné pour me regarder. Ils voulaient tous voir qui s’était mis les pieds dans le plat.
Cette fois, j’ai mieux sauvé la situation que lors de ma chute hier. Je lui ai expliqué qu’il y avait plusieurs choses que je désirais accomplir cette semaine dont rencontrer Ronald Johnston. Ron a souri patiemment et j’ai continué de vanter ses exploits et comme il m’a motivé. Nous avons passé une demi-heure à faire connaissance. J’ai appris que Ron est un professeur en génie électrique à l’Université de Calgary et espère prendre sa retraite dans les prochains mois.
Lorsque Cor vient me rejoindre durant le réchauffement. Je lui demande si je devrais patiner le 1500m de la même façon que le 3000m. « Non, non, non, le 1500m est totalement différent du 3000m. Je veux que tu y ailles encore plus fort que hier. C’est un sprint ». Un sprint ? Ce n’est pas un sprint d’où je viens mais c’est lui l’entraîneur, donc je vais faire ce qu’il me dit. « Je veux que tu ouvres rapidement et fais des tours dans les trentes ». Je dois mal entendre. Est-ce qu’il a dit tous les tours dans les trentes, je viens de faire pour la première fois mon premier tour à 33 secondes et maintenant il veut tous les tours à trente !
Les souvenirs de cette course ne sont que flous. Je me rappelle seulement de mon premier tour à 32.3 secondes. Après je n’avais que des œillères. J’étais étourdi à cause du manque d’oxygène lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée. J’ai rejoint Cor au milieu de la piste qui arborait un immense sourire. Il a levé la main pour me donner le « high five » et a seulement dit « excellent ». C’était un record personnel de 10 secondes. Il savait que nous avions le record.
Plus tard, lorsque nous étions près des gradins, Cor a appelé une de ses bonnes amis: "Catriona vient ici je veux te présenter mon ami Mickey Kupchyk. Il vient de battre le record canadien dans la catégorie Maîtres 3 au 1500m. Je me retourne pour voir Catriona Lemay Doan marcher vers nous avec un grand sourire. Elle a serré ma main avec vigueur comme seule une fille des prairies sait le faire et m’a félicité. A ce moment, je dû corriger Cor et j’ai expliqué que je n’avais pas battu le record seul mais que nous l’avions fait.
Je lui ai dit qu’il était temps que je rencontre quelqu’un d’autre de la Saskatchewan. Elle m’a souri et dit : « Vous ne saviez pas que nous sommes tous de la Saskatchewan et ceux qui ne le sont pas, aimeraient l’être ! Lorsque nous avons posé pour la photo, elle a mis son bras autour de mes épaules comme un grande sœur.

Je m’apprêtais à partir, revivant ces moments comme si j’avais gagné la médaille d’or aux Jeux Olympiques, lorsque Cor m’arrête « je veux 3 secondes de moins demain au 1500m ». C’était le temps d’arrêter de rêvasser et commencer à me préparer mentalement à ce que je devais faire demain.
Jour 4 - Rencontre avec la star
De retour à l’entraînement à 7:00. Juste à ce moment, le soleil du matin entre par les fenêtres pour illuminer la piste. Soudainement, je la vois arriver sur la piste, notre reine canadienne du patin de vitesse, Cindy Klassen. Je m’assoie pour la regarder faire des tours sans effort perceptible pendant que son entraîneur lui crie ses temps au tour : « 32.0, 32.1, 32.0 ». C’est de la poésie à son état pur, aucun effort perdu.
Au moment où elle s’approche dans le corridor de réchauffement, je devais absolument lui demander si je pouvais prendre une photo d’elle. Elle me répond avec un grand sourire : « Si ça ne te dérange pas, pourrait-on le faire après mon entraînement ? ». Oui je crois pouvoir trouver du temps après.
Sur la glace, je commence à prendre de la vitesse. Je vois alors Cindy sur la piste effectuant encore un tour du tonnerre. Zut et puis je vais essayer de la suivre. J’ouvre la machine et je me lance à sa poursuite. En approchant la vitesse Mach 1, je commence à voir des étoiles à cause du manque d’oxygène au cerveau. Peut-être que ce n’était pas une si bonne idée après tout. Je la laisse poursuivre son entraînement en me consolant que j’aie presque réussi à la suivre durant un tour.
Une heure plus tard, je suis assis sur mes genoux pour aiguiser mes patins, lorsque j’entends une voix : « On pourrait faire cette photo maintenant. » Je lève mes yeux pour voir le visage angélique de Cindy me souriant. Que c’est approprié d’être à genoux, je n’étais pas digne d’elle. Après la photo, elle est restée quelques instants et nous avons bavardé. Je l’ai félicité pour tous ses résultats olympiques, mais elle ne voulait rien écouter de tout cela et dit humblement : « toute l’équipe a été fantastique et je suis fière d’en faire partie». L’équipe masculine de hockey olympique pourrait apprendre beaucoup d’elle. Je lui ai dit que j’avais fait des compétitions en janvier à Winnipeg et lui ai demandé si elle s’ennuyait de patiner là-bas à -28C. Elle est partie à rire, « Winnipeg oui, le froid non ». Deux jours plus tard, elle a battu un nouveau record du monde au 1000m et a reçu la bourse de $25 000

C’est le temps de parler
stratégie avec Cor. Je lui demande si on
fait la même chose que hier. « Non, non,
non. Aujourd’hui, je veux que tu y ailles
encore plus à fond. Je veux que tu pousses,
pousses, pousses jusqu'à ce que tu crois
mourir. Ensuite, je veux que tu passes la
ligne d’arrivée ». Qu’est-ce qu’il a dit à
propos de mourir encore ?
Une ouverture rapide, un
premier tour rapide, un second tour plus
rapide et ensuite les jambes ne répondent
plus. Le dernier tour donne l’impression de
patiner dans des bancs de neige de deux
pieds en Saskatchewan. Je réussi de peine et
de misère à passer la ligne d’arrivée avec
deux centièmes de seconde plus rapide que
hier. Durant les tours de repos, Cor vient
me rejoindre et dit « tu vois, tu peux aller
plus vite. Tu dois augmenter ta
résistance ». Non, maintenant je dois aller
me coucher et mourir à quelque part.
C’est le temps
maintenant pour le redoutable 5000m.
Apparemment, il y a des gens aux Pays-Bas
qui considèrent cette distance comme un
sprint. En marchant autour de l’anneau pour
repérer les bonbonnes d’oxygène, je me dis
qu’ils sont définitivement fous. La seule
fois où j’ai patiné un 5000m, c’était un
départ de groupe pour s’amuser. Je ne
connais pas la stratégie pour cette course
et j’essaie donc de glaner ici et là des
trucs. En gros, tout le monde semblait dire
que la course ne commence pas avant le 8ième
tour, on doit conserver assez d’énergie pour
être capable de terminer.
Cela va me demander un
effort suprême pour descendre sous les 8
minutes. En regardant les trois paires avant
moi, c’est la voix de la maturité qui me
parle. Dans les quarantes pour un homme de
50 ans sera suffisant aujourd’hui. Après 11
tours de suite à quarante, j’entends dans ma
tête la voix de mon entraîneur de chez-moi
Dave Beitel : « ça sert à rien de
sauvegarder de l’énergie pour la maison,
laisse tout ce tu as sur la glace ». Alors,
j’essaie d’aller chercher les dernières
gouttes d’énergie restantes et je mets tout
le paquet pour le dernier tour. C’est fait.
"Excellent Mickey, tu
as patiné des tours constants » dit Cor en
souriant. « Tu as patiné un course
techniquement parfaite pour le niveau
d’habilité où tu es rendu ». Tout un éloge
pour le maître entraîneur, mais je savais ce
qui venait. « Si tu avais patiné en partant
à 39, alors tu aurais pu aussi bien
maintenir un 39 au lieu de 40 ». La
prochaine fois mon ami.
Assis sur le banc et
rangeant mes patins pour la dernière fois
cette année, je vois Ron Johnston
s’approcher. Il me salue chaleureusement en
me donnant la main et sourit : « C’est à toi
maintenant de posséder des records pour un
certain temps ». Et c’est vrai, les records
ne durent qu’un certain temps, ils finissent
par être battus.
Épilogue
J’essaie de m’endormir
sur le vol qui de Westjet qui me ramène à
mon épouse et mes enfants à Régina. Je suis
complètement épuisé mais incapable de
dormir. Cette semaine fantastique
tourbillonne encore dans ma tête : l’anneau,
les courses, l’atmosphère et les nouveaux
amis. Il y a seulement 14 mois que j’ai mis
pour la première fois des patins de vitesse
à l’anneau de glace extérieur, balayé par le
vent à Régina. Quelle belle fin pour une
première année de patin de vitesse.
Les gens sur l’avion
doivent se demander à quoi pense cet homme
avec ce sourire. Ils ne le sauront jamais
tant qu’ils n’auront pas mis des patins de
vitesse.
French translation
courtesy of Anika Bedard
Courtoisie française
de traduction d'Anika Bedard
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